5.3.08

La paranoïa qui sévit mon corps et mon âme. Amen

Si j'étais plus en contrôle des paroles, je m'envolerais.

...j'ai parfois peur de sa gentillesse.

11.12.07

10-12-007

imbibée de gasoline prête à flamber
de force je résisterai jusqu'au dernier tison
je ravalerai le feu je lècherai mes plaies et te laisserai me faire disparaître
en un souffle
si tu en as la force ou
la folie

comme une goûte de sang dans un verre d'eau
un papillon trop près de la lumière qui s'y brûle les ailes
la journée terminée tu m'embourbe de ta chair m'enlise en des abysses
plus profondes que moi-même

j'ingurgite ma propore mort à travers tes lèvres j'inspire ton haleine
et pénètre ta peau de mes paroles laiteuses

j'aurais voulu te prévenir tu es ma nouvelle expérience corporelle
mon nouveau jouet sensoriel

chaque pétal arraché me noircit les doigts et bientôt
je ne serai que suie coulant sur les vallées de ton dos

tes murmures à mes oreilles vibrent jusqu'à
mon échine raidie par ta prise fatale
tu m'assaillis de coups plus violents
que n'importe quel couteau saignant à blanc la pute dans une ruelle sombre

je mourerais à tes pieds couverte de tes vices
la main tendue pour mieux
recevoir ta bénédiction

4.12.07

viscéral (débris d'un semblant de journal intime)

Tiens, je semble orbiter autour du même sujet romantique cliché quétaine. Pour ceux qui aiment la redondance de goût douteux. Les évènements de la semaine m'ont poussé à écrire cette note (encore un débris de semblant de journal intime). J'ai rien d'autre à ajouter



Tu déclare en moi des flots passionnels. Charnels.
Et l'étendue de mes désirs s'agglutine à ton corps comme une vilaine tache sur la blancheur d'un drap.

26.11.07

survie (ou débris d'un semblant de journal intime)

...c'est comme une maladie qui m'infiltre. Une fine poussière de charbon et de verre qui me tue sans même que je ne le réalise. Paf! j'arrive plus à respirer, ça fait mal, ça saigne.

Hémorragie interne.

Désir plus fort que la mort, plus fatal qu'une balle au coeur. Je me saignerais à blanc, t'offrirais mon âme, aussi impure qu'elle puisse être. Et je me saoûlerais à tes lèvres, suçerais tes doigts comme un bébé tète le sein de sa mère.

Survie.

Tu me fais survivre le monde crasseux dans lequel je pourris. Dans lequel je ne suis qu'un pauvre animal...

20.11.07

11-10-007

I speak in verses, prophecies and curses. I hate my life.
- Otep

Journée non productive à essayer de produire du sens. Romantique finie, sans caféine le matin. Juste un mal de tête dû à la Black Label d'hier soir.

(bois tes émotions.)

Y'a personne qui m'a appris à faire ça.

(boire. Encore et toujours.)

Belle solution... c'est la nouvelle trend dans le body modification. Tout le monde le fait. Ça coûte pas cher. Montre à ton corps c'est qui le plus fort. Après avoir vomi ta vie.

(recommence.)

Ça se sent presque plus après un certain temps.

(tue ta vie. Contrôle-la.)

Modifier son corps... pourquoi? Pour s'aimer, se détester?
Pour baiser, pour moins attendre en ligne à la banque.
Pour la douleur. Recherche constante de douleur intérieure. Extérieure.
Pour se sentir en vie ou pour se punir.

Y'a une masochiste en moi. Je veux qu'elle reste. Je veux qu'elle parte.
Attirée par la douleur. Pas l'aftermath, juste le pendant. Pendant que ça saigne. Pendant qu'il n'existe aucune autre solution.

Autodestruction de l'enveloppe corporelle